Comment adapter le développement urbain à la singularité topographique d’une ville à la fois proche et distante de la mer ?
Tout d’abord, relativiser la quête de la mer pour ouvrir la ville sur le paysage de ses trois vallées.
Les « cartes radars » montrent l’impact de la gestion des vallées sur la perception visuelle du paysage, comparant l’amplitude de la vue passée (début XXe), actuelle et future (après défrichage ponctuel).…
Comment adapter le développement urbain à la singularité topographique d’une ville à la fois proche et distante de la mer ?
Tout d’abord, relativiser la quête de la mer pour ouvrir la ville sur le paysage de ses trois vallées.
Les « cartes radars » montrent l’impact de la gestion des vallées sur la perception visuelle du paysage, comparant l’amplitude de la vue passée (début XXe), actuelle et future (après défrichage ponctuel).
Le défrichage des coteaux donne à voir et donne accès aux paysages, et engage un cycle vertueux de valorisation de matières : le bois issu de la gestion des vallées permet l’aménagement transitoire des espaces publics, à moindre coûts.
Le projet articule ainsi des approches perceptive, physique, temporelle et économique du paysage.
Trois familles de sites amplifient la relation ville-paysage :
— les espaces publics du centre historique reliant gare et port ;
— les sites en belvédères sur les vallées reliant ville et vallées ;
— les trois estuaires, qualifiés de sites « bouchons ».
Ces estuaires pourraient être les lieux d’une transition privilégiée entre terre et mer, mais accueillent une décharge, une station d’épuration et une friche polluée, témoignant de profonds dysfonctionnements écologiques.
Le projet met en place des parcs dépolluants, préfigurant les usages futurs et renforçant cette relation exceptionnelle à la baie.